Alors que la 5eme quinzaine du commerce équitable s’organise partout en France, les chiffres mondiaux sont toujours aussi alarmants. Aujourd’hui, 1,2 milliard de personnes vivent avec moins de 1.05 euros par jour, 56 % de la population mondiale est touchée par la pauvretée et ne parvient pas à subvenir à ses besoins élémentaires (nourrituren logement, habillement).
Alter Eco nous rappelle quelques définitions essentielles ...
Commerce Equitable : Travailler prioritairement avec les producteurs les plus défavorisés et les accompagner dans leur développement. Cet accompagnement a deux objectifs principaux : garantir des conditions de travail et de rémunération décentes pour les travailleurs et favoriser le développement des centres de production de manière autonome et durable. Ceci pour permettre au consommateur d’effectuer un achat fondé et responsable.
Développement Durable : Etablir un cadre de fonctionnement de nos économies et un modèle de développement de ses acteurs respectueux de notre environnement économique, environnemental et social. Le modèle de croissance d’aujourd’hui doit respecter ces critères afin de ne pas mettre en péril notre capacité à relever les défis de demain.
Développement humain : Elargir le champs des possibles ouvert aux individus. Cela passe par le développement des capacités et des potentialités humaines. Quel que soit le niveau de développement, les trois possibilités essentielles sont celles de vivre longtemps et en bonne santé, d’acquérir des connaissances et un savoir et d’avoir accès aux ressources nécessaires pour vivre dans des conditions décentes.
Equité : Les préoccupations liées à l’équité occupent une place centrale dans l’optique du développement humain. Même si la notion d’équité est, pour la plupart du temps, appliquée à la richesse ou au revenu, le développement humain met l’accent sur l’équité en termes de capacités et d’opportunités essentielles pour tous.
Commerce Ethique : Garantir le respect de l’Homme sur son lieu de travail dans toutes les étapes de fabrication et de commercialisation d’un produit. Mettre en place un programme d’amélioration des conditions de travail et de rémunération des salariés.
Source : Alter Eco
Petit rappel 2 : qu’implique le commerce équitable ?
Les organisations de producteurs se doivent d’être démocratiques et transparentes : elles ne doivent être liées à aucun parti politique, ses membres doivent avoir la possibilité de voter et de participer aux prises de décisions concernant l’organisation, la comptabilité doit être transparente. En plus de cela, les plantations doivent se conformer à un certain nombre de conventions internationales (par exemple, travail des enfants interdit au même titre que le travail forcé, égalité de la rémunération pour un travail identique sans aucune discrimination...).
Les producteurs doivent enfin respecter les critères minimaux de protection de l’environnement (protection des régions naturelles, réglementation des pesticides, prévention de la pollution de l’eau ...).
Quant aux organisations de commerce équitable, celles-ci s’engagent essentiellement à offrir un accès direct au marché européen en évitant les intermédiaires et les spéculateurs. Elles assurent également aux organisations de producteurs, un prix des marchandises suffisant qui couvrira les coûts de production, les besoins fondamentaux et qui en plus, laissera une marge d’investissement pour les améliorations sociales et environnementales. Les organisations de commerce équitable se doivent aussi d’informer régulièrement les producteurs des tendances du marché ainsi que des diverses réglementations.
Pourquoi juste consommer quand on peut consommer juste ? Max havelaar France
Tel est le credo de l’association Max Havelaar pour la 5ème édition de la Quinzaine du commerce équitable. Avec le label, Max Havelaar promeut une manière concrète de soutenir les producteurs du Sud. Acheter des produits équitables, c’est leur donner moyens et responsabilités pour vivre décemment. C’est aussi contribuer à instaurer dans le monde un commerce plus juste.
En savoir plus sur les actions de Max Havelaar France pour cette 5ème quinzaine
15 jours pour rappeler que l’Homme le plus pauvre est une femme - Artisans du monde
Parmi les 1.5 milliard de personnes qui vivent avec 1 dollar par jour ou moins, on trouve principalement des femmes. Alors que ces dernières fournissent les 2/3 des heures totales de travail, elles ne gagnent que 10 % du revenu mondial et ne possèdent que 1% des terres attribuées. Principales victimes des effets négatifs de la mondialisation libérale, les femmes des pays pauvres subissent de plein fouet les conséquences des politiques d’ajustement structurel ou pâtissent de conditions de travail de plus en plus dégradées dans les industries des zones franches. Le rôle majeur qu’elles occupent dans le maintien de la vie et la cohésion sociale reste invisible, les indicateurs actuels de richesse ne reconnaissant pas les productions domestiques.
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Le travail des enfants et le commerce équitable (source Equiterre)
Selon l’UNICEF, une grande part du travail des enfants se situe dans les fermes et les plantations ou à domicile, et non dans des industries d’exportation (moins de 5%). Il s’agit donc avant tout d’un problème local.
Dans une étude réalisée au Népal, il a été montré que le travail des enfants, dans certaines de ses formes les plus fréquentes (corvées ménagères et travaux agricoles), était favorable au développement de l’enfant [1].