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Les jardins de cocagne cultivent la solidarité

(BMP) Jardins biologiques collectifs, à vocation d’insertion sociale et professionnelle, les Jardins de Cocagne existe depuis 1991. Créés en général à partir d’associations loi 1901, ils s’inscrivent résolument dans une démarche d’économie solidaire et de développement durable en travaillant sur le lien social de proximité.

Nés dans le Doubs grâce à l’association Julienne Javel, les jardins de Cocagne ont, depuis 15 ans, poussé comme du chiendent. Quatre-vingt structures composent aujourd’hui le réseau, qui s’étend même au delà des frontières de l’hexagone. Chaque année les demandes d’adhésions se multiplient : particuliers, associations, collectivités chaque public peut profiter de services adaptés à sa demande.

Cocagne késako ?

Ces jardins accueillent des hommes et des femmes de tous âges qui se trouvent en situation précaire (allocataires du RMI, sans revenus, sans domicile, chômeurs de longue durée...) et qui rencontrent des difficultés d’ordre professionnel, social ou personnel. A travers la production de légumes biologiques et leur distribution, sous formes de paniers hebdomadaires à des adhérents-consommateurs, ces jardins permettent à des adultes en difficulté de trouver un emploi et de reconstruire un projet personnel. Les jardiniers sont employés sous « Contrat emploi solidarité » ou « Contrat emploi consolidé ». Ils font l’objet d’un encadrement adapté, professionnellement, techniquement et psychologiquement.

Un engagement certifié

 De plus, pour garantir des services solidaires, le réseau Cocagne a institué une charte à laquelle toutes les nouvelles structures doivent adhérer. Cette charte rappelle les quatre grands principes intangibles et le concept originel. Chaque Jardin de Cocagne certifie : - une vocation d’insertion sociale et professionnelle de personnes en difficulté - la production de légumes en agriculture biologique - la distribution de ces légumes auprès d’un réseau d’adhérents - la collaboration avec le secteur professionnel 

(BMP)

Un réseau de 16 000 acteurs

-  450 personnels encadrant

-  1200 bénévoles

-  2500 jardiniers en contrat d’insertion

-  12 000 foyers adhérents

Interview

(BMP)

La production des jardins est vendue chaque semaine à plus de 12 000 adhérents...Bérangère est l’un d’eux, elle nous explique ce qui l’a séduite.

Le M@g’ : « Comment avez-vous connu les jardins de Cocagne ? »

Bérangère : « J’ai découvert le réseau cocagne dans une émission de télé il y a peu. J’avais déjà vu un reportage sur une ferme aux Etats-Unis je crois, qui fonctionnait sur un principe similaire. Une somme était avancée à un agriculteur pour lui permettre de commencer l’exploitation de ses jardins bio et les cotisants recevaient des légumes chaque semaine en fonction des récoltes. Mais là, il n’y avait pas tout le côté réinsertion. L’idée m’avait déjà paru intéressante... »

Le M@g’ : « Que pensez-vous de ce principe ? »

Bérangère : « Il me semble que c’est vraiment une façon de consommer ou tout le monde est gagnant. Pour les adhérents d’une part : des légumes frais, bio et diversifiés. Il y a plein de légumes que je n’aurais jamais pensé à acheter et que j’ai appris à cuisiner comme les topinambours, une variété de pomme de terre à la chaire violette, de la chicorée...Et puis surtout ce n’est pas trop cher 5 euros par semaine pour un couple ). Pour les jardiniers d’autre part , c’est une possibilité de réinsertion au contact de la nature, dans un cadre qui, au moins de l’extérieur, à l’air très convivial. »

Le M@g’ : « Comment ça fonctionne concrètement ? »

Bérangère : « Je suis adhérente depuis novembre aux « Jardins de la Montagne Verte". C’est le nom d’un quartier de Strasbourg ou sont implantés une partie des jardins. En m’inscrivant, j’ai versé une somme pour six mois de paniers en plus de la cotisation à l’association. Et depuis, chaque jeudi, je me rend dans le point de distribution que j’ai choisi. Il y en a plusieurs à Strasbourg et, à partir de cinq adhérents dans le même quartier on peut créer un nouveau point de dépôt près de chez soi. »

Le M@g’ : « Quels sont vos liens avec l’association ? »

Bérangère  : « Une petite lettre, le chloro’fil, accompagne chaque panier et fait le lien entre l’association et les membres. Elle donne aussi des idées de recettes et des infos sur les légumes de la semaine. Tout à l’air très bien organisé, l’accueil est vraiment très chaleureux et certaines petites attentions sont très agréables : pour l’étalement du paiement par exemple ou lorsqu’une petite peluche s’est glissée dans le dernier panier avant noël ! »

Le M@g’ : « Un dernier mot pour convaincre nos lecteurs ? »

Bérangère : « Tous les jeudis, c’est la surprise, on ne sait pas ce qu’il y aura ,mais c’est toujours très varié d’une semaine à l’autre. Ca permet de manger varié et d’avoir une cuisine inventive ! Et puis ça réintroduit dans nos vies de citadin un peu de naturel. On mange au rythme des saisons, pas tout et n’importe quand ! »

Coordonnées Réseau Cocagne,2 Grand rue, 25 220 Chalezeule

Tel : 03.80.21.21.10 Fax : 03.81.47.42.58

Email : rc@reseaucocagne.asso.fr

Site : www.reseaucocagne.asso.fr