Le Petit Fr@terNet Solidaire : Olivier, pouvez vous vous présenter et nous expliquer brièvement votre parcours ?
Olivier Marone : J’ai 28 ans et j’habite Marseille. Après un B.T.S Comptabilité, j’ai été durant cinq ans secrétaire administratif dans un organisme de formation. Puis, depuis avril 2000, afin de consacrer plus de temps à mes projets associatifs, je suis devenu cantonnier à la Ville de Marseille. Ayant de tout temps baigné dans le monde associatif de par les activités de bénévoles de ma mère (Comité d’intérêt du Quartier, Don du Sang) et donc au fait des difficulté pour ce milieu de boucler un budget, de trouver l’indispensable, j’ai créer l’association France Sponsors. Via un site internet, cette association permettait de mettre en relation tout porteur de projets (sportif, culturel, humanitaire,...) avec des entreprises afin de trouver des sponsors ou des mécènes. Depuis le début de l’année 2002, je m’occupe de mon projet de numéro vert « associatif ». Le fait de me lever à 4h30 chaque matin, week-end et jours fériés compris donne l’ampleur de ma motivation pour la réussite de mon projet. Les partenaires apprécient particulièrement cette détermination.
P.F.S. : Comment vous est venue l’idée de ce numéro vert associatif ?
O.M. : Comme pour toutes les grandes idées, tout simplement. Un jour, j’ai voulu donner une console de jeu avec une dizaine de programme. Mais je voulais la donner à une association pour laquelle celle-ci serait vraiment utile. Une association s’occupant d’enfants malades ou défavorisées auraient été l’idéale. Mais où et comment trouver une telle association ? Et de plus avait-elle vraiment besoin d’un tel don ? De là, m’est venu l’idée d’un numéro vert « associatif » qui permettrait à l’ensemble des français de connaître l’existence et les coordonnées de toutes les associations françaises pour qui l’inscription sera gratuite mais aussi de connaître les besoins en don de matériel, don financier, en besoin de bénévoles, de prêt de locaux, de prêt de matériel, etc ... Au final j’ai donné ma console de jeu à une collègue de travail qui a un enfant.
P.F.S. : Pouvez vous nous expliquer où en est votre projet ? Nous vous avons contacté au début de celui-ci,avez-vous trouvé de nouveaux partenaires ou financeurs pour vous soutenir ?
O.M. : Le projet avance. Je ne peux malheureusement pas encore dévoiler le nom du premier partenaire car les négociations ne sont pas terminées. Toutefois je peux vous dire qu’il s’agit d’un partenaire traditionnel du monde associatif et cela depuis de nombreuses années. De plus celui-ci ne se contentera pas d’un simple apport financier mais sera aussi un véritable partenaire totalement impliqué dans la réussite du projet. Le projet de numéro vert "associatif" a également franchi la première étape du concours de l’association Jacques Douce qui a pour objectif d’aider à la création d’entreprise dans le domaine de la communication. De plus, si des personnes sont également intéressées par la réussite de ce projet, qu’elles n’hésitent pas à me contacter. Elles pourront certainement être utiles pour faire avancer ce grand projet social et citoyen. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.
P.F.S. : Parlez-nous de votre enquête...
O.M. : J’appelle l’ensemble des responsables associatifs (présidents, trésoriers,... ) de notre pays à y participer. Cette enquête nationale se trouve à l’adresse http://www.numerovertassociatif.com et à pour but de valider les services que le numéro vert « associatif » offrira aux associations. Il est donc primordial que les responsables associatifs puissent donner leurs avis et leur opinion afin que le numéro vert « associatif » puisse remplir pleinement son rôle qui permettra une plus grande connaissance et un plus grand développement du monde associatif de notre pays.
P.F.S. : Quel sera le statut de la structure chargée de gérer ce numéro vert ? Pensez vous que cela aura une influence sur la confiance que les associations vous porteront ?
O.M. : La structure chargée du fonctionnement du numéro vert sera soit sous forme associative soit sous forme privée. Cela dépendra en fait de la volonté des partenaires. S’ils ont l’habitude de travailler avec le monde associatif, une telle structure prendra en charge le projet. Dans le cas contraire, s’ils veulent être « rassurés », une structure de type privée leur paraîtra peut-être plus crédible. Dans les deux cas, les exigences et obligations comptables seront les mêmes, les services également. Et ce sont ceux-ci ainsi que leurs qualités qui emportera la confiance des associations qui se seront inscriptes gratuitement au numéro vert associatif.
Comment envisagez-vous votre avenir proche ?
O.M. : Fortement occupé mais totalement passionnant. J’ai l’impression de travailler pour l’ensemble du monde associatif de notre pays, pour ces dizaines de milliers d’associations ces millions de bénévoles qui donnent de leur temps et parfois même de leur argent pour faire avancer le mouvement associatif et ses valeurs dans notre pays. Les responsables associatifs en répondant à l’enquête ne manque d’ailleurs pas de m’encourager dans la réalisation du numéro vert « associatif ».